A PROPOS DU SPECTACLE
Deux courtes pièces ("Le Tragédien malgré lui" et "Le Chant du Cygne" d’Anton Tchekhov) réunies en une soirée. L’une est une farce, l’autre un drame. Des quatre personnages qui composent ces deux histoires, on ne sait plus lequel est comique ou dramatique. Dans « Le Tragédien malgré lui », Tolkatchev est un être doux, incapable de dire non à qui que ce soit, esclave d’un quotidien domestique.
Dans « Le Chant du cygne », le héros, acteur comique, se réveille en pleine nuit, seul dans un théâtre. Ces deux histoires de solitude s’appuient sur la souffrance, qui elle-même s’exprime dans le plaisir de se raconter. « Nous irons chercher du côté de Chaplin et des Fratellini, de Stanislavski et Levitan, nous nous promènerons chez Gogol et Labiche, nous observerons l’art du maquillage, de la pantomime. Nous nous autoriserons tout. Nous nous égarerons. Mais nous ne serons jamais tout à fait perdus, parce que nous cherchons la vie et ce sentiment positif qui anime toute l’écriture de Tchekhov. »
Guy Pierre Couleau
EXTRAITS DE PRESSE
« La Charente libre », « Sortie de pise »
à travers la Charente de Céline Aucher, samedi 18 octobre 2008
« Deux valises, une chaise, deux ballons, un tricycle et deux acteurs. Dans le studio Dominique Bagouet, il suffit de pas grand-chose pour planter une pièce de théâtre. Avec « Sortie de piste », Guy Pierre Couleau joue le minimalisme expressif. Un décor capable de voyager en Estafette à travers le département après une semaine à guichet fermé au Théâtre d’Angoulème. Une tournée décentralisée (…) qui s’arrête cette année sur les textes d’un auteur, Anton Tchekhov, devenu un classique. Pas les plus connus, pas « La Mouette », ni « La Cerisaie », mais deux pièces rarement montées, réunies en un actesans entracte, comme deux faces d’une même médaille (…) Une farce et un drame, « Le tragédien malgré lui » et « Le chant du cygne », « Des pièces qui se correspondent tellement qu’on aurait très bien pu intervertir les titres », lance Guy Pierre Couleau. Du coup, le metteur en scène a interverti les très convaincants comédiens Pascal Durozier et Philippe Mercier qui tiennent successivement les premiers et second rôles.
Entre le bureaucrate Toulkatchov (Pascal Durozier) « haché menu » par toutes les requêtes de son entourage à qui il ne sait pas dire non, et le vieil acteur Svetlovidov (Philippe Mercier) qui se réveille sur une scène vide et froide, se questionnant sur le sens de la vie, lequel est le comique, lequel est le dramatique ?
« Donne-moi un revolver »
Un chemin de croix que d’avancer en portant la chaise pour les parents, le tricycle pour le voisin, les ballons pour sa femme après une longue journée de travail. « Je ne suis pas un père de famille, lance Toulkatchov. Je suis un martyre, une loque, un imbécile… Souffrir pour une idée, je voudrais bien… mais pour des jupons ? ». C’est la noyade dans le matérialisme, la fatalisme et le renoncement devant l’esclavagisme familial. La sueur lui colle à la peau, il étouffe dans son costume. « Donne-moi de l’eau !... donne-moi un revolver », répète-t-il à son ami. La folie, comme l’envie de meurtre, le guettent. Tchekov était médecin, c’est sans doute pour cela qu’il témoigne aussi fortement de la souffrance physique et morale de ses personnages. Mais tout en gardant une échappatoire vers le burlesque. »
EQUIPE
Traduction : Elsa Triolet
Mise en scène : Guy Pierre Couleau
Lumière : Guy Pierre Couleau assisté de Frédéric Mougin
avec : Pascal Durozier, (Ivan Ivanovitch Tolkatchov & Nikita Ivanitch, vieux souffleur)
Philippe Mercier (Alexei Alexéevitch Mourachkine &Vassili Vassilitch Svetlovidov, vieil acteur comique)
CONTACT PRODUCTION ET DIFFUSION
Nadja Leriche
Tél : +33 (0)3 89 24 73 47 ou +33 (0)6 61 85 43 91
Mail :
n.leriche@comedie-est.com