A PROPOS DU SPECTACLE
Eté 1959. Pasolini quitte Vintimille, au volant de sa Millecento, pour observer le littoral italien. Le magazine Successo vient de lui passer commande d’une série d’articles consacrés à la fête quasi permanente qui s’empare des plages. Le long de cette route menant vers les étendues de sable, Pasolini découvre de nombreuses régions isolées ou écrasées par leur renommée. C’est pour lui l’occasion de contempler la nature sauvage de la péninsule, mais aussi ses contemporains: autostoppeurs béats, habitants de l’arrière pays, vedettes de cinéma – Luchino Visconti, Adriana Asti, Federico Fellini…-, voyous du port et touristes avides de soleil sont confrontés à un Pasolini qui ne se départit pas de sa subjectivité crue et imagée. C’est un panorama fascinant mais sans complaisance qu’il livre. Car « La Longue route de sable » est aussi le portrait de populations dont le mode de vie s’accommode étonnamment de l’uniformisation de l’industrie touristique. De la mélancolie du texte émerge une puissante énergie qui appelle un bouillonnement associant texte et musique sur la scène. Les séquences s’enchaînent sur le plateau divisé, en tableaux successifs, imprégnés d’ambiances sonores captées dans plusieurs stations balnéaires évoquées par l’auteur. Il y a là comme un plaisir documentaire. Avec ce texte, Cyril Pointurier confirme son penchant pour des auteurs qui portent un regard libre et incisif sur la société, loin de tout moralisme.
EXTRAITS DE PRESSE
Tout l’univers de Perec
« Publié en 1978, le roman de Georeges Perec retrace la vie d’un immeuble situé au 11 de la rue (imaginaire) Simon-Crubellier à Paris, entre 1875 et 1975. Il évoque ses habitants, les objets qui y reposent et les histoires qui l’ont animé. Le visiteur pouvait ainsi déambuler selon un itinéraire ludique, au-dedans, au dehors, traversant divers espaces animés par une vingtaine d’artistes en tous genres. Il n’y avait qu’à se laisser porter par le fil conducteur du roman de Perec et s’ouvrir aux univers singuliers de chaque participant. Et comme chaque rencontre comporte un risque, l’expression libre de l’artiste s’exposait à l’appréciation libre du visiteur. Si l’idée ne manque pas d’originalité, la métaphore du puzzle était plutôt réussie. Le visiteur aura véritablement découvert un immeuble, ses habitants, ses objets et les histoires qui l’animent. »
Dernières Nouvelles d’Alsace – Juin 2008
Rendez-vous artistique
La troupe Orchestre seconde étonne les spectateurs avec une adaptation d’un texte de Friedrich Nietzsche et du mythe de Dionysos. Le public inclu au sein de la représentation est ainsi porté par l’incroyable improvisation des acteurs.
Dernières Nouvelles d’Alsace – Septembre 2004
A quoi ça sert de gémir ?
Orchestre seconde, une jeune compagnie qui rassemble des talents issus de différents domaines d’expression artistique, invite à une représentation très originale de fragments oubliés de tragédies d’Euripide, de Sophocle, d’Eschyle. « Des textes qui ont pourtant conservé toute leur dimension dramaturgique et leur force poétique », souligne Cyril Pointurier, le metteur en scène et l’architecte de cette aventure théâtrale pour laquelle il a imaginé un dispositif scénique astucieux qui abolit les distances entre acteurs et spectateurs. Des spectateurs à qui il est promis une perturbation de tous les sens, en particulier grâce à un prodigieux accompagnement sonore électro-acoustique. De quelques mythes antiques subtilement revisités selon les codes de la modernité.
Strasbourg Magazine – Février 2003
Lifting théâtral
Séduit par le texte (l’amour médecin de Molière), Cyril Pointurier propose une mise en scène audacieuse sans s’astreindre aux règles classiques de temps et de lieu de la comédie, il transporte le spectateur par le biais d’une caméra explorant le sous-sol de la salle, dans deux champs d’actions parallèles que sont la scène et les coulisses. L’initiative est astucieuse : une originalité compléte par un accompagnement musical « exotique » et par quelques bribes de scènes impromptues. Le sens comique de Molière, malgré quelques dérapages vaudevillesques, est respecté. En témoigne la remarquable interprétation de la scène de la visite médicale dont les aspects comiques et dramatiques n’ont pas laissé le public indifférent.
Dernières Nouvelles d’Alsace – Janvier 1999
EQUIPE
Mise en scène : Cyril Pointurier
Traduction : Anne Bourguignon
Scénographie & diaporama : Catherine Gier
Création lumière et régie générale: Laure Zurcher
Création sonore : Cyril Pointurier
Conception toile peinte : Anne-Marie Chlapanas
Avec : Yves Béraud, Yvan Corbineau, Denis Marc,
Catriona Morrison, Cyril Pointurier
Canzoni d'amore : Yves Béraud (accordéon),
Yvan Corbineau (cornet)
Photos de plateau : Christophe Urbain
CONTACT PRODUCTION ET DIFFUSION
Orchestre Seconde
Tél : +33 3 88 61 34 86
Mail :
orchestre.seconde@club.fr